Histoire n°43 – Les premières fois de Solène

Oïhan vit dans une jolie propriété située sur les hauteurs de Saint-Jean-de-Luz.

Elle s’appelle « Itsaspeko Etxea » dit-il fièrement à l’attention de Jade.

En français, on peut le traduire par  “La maison au-dessus de l’océan ».

Elle a été construite en 1896 par mon arrière-grand-père sur ce promontoire, dominant la plage d’Erromaldie. Le hall central dessert à la fois l’aile gauche et l’aile droite, en deux appartements distincts. J’en ai hérité il y a trois ans quand mes parents sont décédés. Si tu veux, tu peux venir t’y installer avec ta fille. J’occupe l’aile droite. Du coup, l’aile gauche est libre. C’est à toi de voir.

Oui, j’accepte ! C’est magnifique, je ne sais pas comment te remercier, tu m’ôtes une épine du pied. J’en ai marre de vivre à l’hôtel. Tout de même c’est surréaliste de penser que l’ immeuble ou j’habite menace de s’écrouler!

Il la connait depuis un mois. Lorsque sa fille de dix-sept ans Solène avait été renversée par une voiture, alors qu’elle était à vélo. Il se trouvait au bon moment au bon endroit ! Résultat plus de peur que de mal. Juste un bras droit cassé! Elle en fut quitte pour un mois de plâtre.

Quelques temps plus tard, Jade et Solène s’installèrent dans  l’aile gauche qu’il avait fait rénover à son intention.

Quand chaque meuble, chaque bibelot chaque lampe, trouva sa place, elle l’invita à dîner.

Solène était absente, invitée chez une copine. Ils étaient donc seuls, se dit-t’il.

Il fut surpris de voir Jade si élégante. Chaque fois qu’il l’avait vu auparavant, elle était en tenue sportive et baskets. Cette fois, elle avait opté pour une robe en cuir noire moulante ultra courte qui mettait en valeur sa poitrine généreuse. Des bas noirs et des escarpins à talons hauts affinaient  sa silhouette. Un léger maquillage soulignait  ses yeux verts. Il apprécia sa nouvelle coiffure courte et ondulée. Dans son sillage flottait une fragrance sophistiqué, orientale épicée. 

Elle est sublime pensa t-il.

Elle avait fait appel au traiteur le plus en vue de Saint-Jean-de-Luz. Champagne en apéritif, vins grand cru, dîner fin : Les petits plats dans les grands. Elle parlait beaucoup, buvait tout autant mangeait peu. A la fin du dîner elle l’invita à s’asseoir sur le canapé, à côté d’elle. Ce qu’il préssentait depuis un moment se produisit : 

Elle l’embrassa fougueusement. 

Lui se sentait flatté que cette femme racée, cultivée, puisse éprouver du désir pour lui. Alors il la laissa conduire les ébats.

Elle tentait de garder son calme. Cela faisait longtemps qu’elle n’avait pas ressenti cette bouffée de désir. Elle se sentait gauche, malhabile. Honteuse, mais décidée, elle lui ôta sa chemise, dégrafa son pantalon, hésita…

Instinctivement il sentit qu’il devait prendre l’initiative. Il descendit la fermeture à glissière de la robe en cuir découvrant deux seins magnifiques auxquels il rendit un hommage appuyé d’abord en les pétrissant tout en douceur, puis en les agaçant de sa langue experte.

Elle, sous ses caresses, sentit monter du plus profond de son être, des ondes de désirs la submerger. Elle ne pouvait plus attendre, il fallait qu’il entre en elle. Là, maintenant, tout de suite…

D’une main ferme elle lui enjoignit de s’allonger sur le canapé, puis elle lui retira son pantalon, son caleçon, et découvrit l’objet de son désir.  Elle était comme folle, comme habitée par une succube démoniaque. Toute pudeur évanouie, en toute hâte, elle jeta bas sa robe, sa culotte attrapa d’une main ferme le sexe en érection et s’assit dessus, un petit sourire de contentement se dessinant sur ses lèvres, lorsqu’il glissa dans sa grotte aux plaisirs.  Elle ne bougea plus, les yeux fermés comme le fait un œnologue pour ressentir toutes les saveurs d’un vin millésimé.

Elle se décida enfin à pousser sur ses jambes pour lentement ne laisser en elle que le gland. Puis elle se laissa descendre de son mât de cocagne pour bien ressentir le plaisir offert par les terminaisons nerveuses de son vagin qu’elle contractait ou qu’elle relâchait à l’envie. Lui était passif, mais il goûtait aussi les sensations qu’elle lui offrait. Ils ondulèrent ainsi au gré de leurs envies, de leurs plaisirs, elle yeux fermés, lui les yeux grands ouverts,  jusqu’à l’explosion finale qu’ils ponctuèrent en écho de longs trémolos harmonieux. Ils restèrent ainsi sans bouger, sentant pulser leurs cœurs à l’unisson, au travers de leurs sexes brûlants, imbriqués.

Au sortir d’une béate somnolence, lorsqu’elle reprit enfin ses esprits, plus qu’un embarras, c’est la honte qui envahit son esprit. Le rouge aux joues, le regard fuyant, elle murmura :

-Excuse moi… j’ai honte, je ne sais plus quoi dire, quoi faire, si je pouvais…j’ai envie de me cacher au fond du lit… dans un trou de souris.

– Ne t’excuse pas, moi aussi j’ai aimé…

Le grand hall de la propriété séparait les deux habitations, mais permettait de passer facilement de l’une à l’autre. Jade, qui venait de créer son site internet de vente de vêtements  vintage n’était plus très disponible pour  sa fille. Elle s’enfermait dans son bureau pour n’en sortir que le soir. Solène pris vite l’habitude de venir chaque matin faire un petit coucou à Oïhan. Ils s’installaient dans la cuisine pour prendre ensemble leur petit déjeuner. Elle cherchait inconsciemment une oreille attentive et Oïhan était le bon interlocuteur. Il ne jugeait pas, il conseillait, il donnait son point de vue, sans jamais l’imposer. Ce qui permettait à la jeune fille d’avoir un éclairage différent. Peu à peu une grande complicité s’établit entre eux.

Il lui fit partager sa passion pour la photographie. Le week-end, ils partaient tous les deux marcher sur les sentiers montagneux du pays basque. Elle mitraillait les paysages, les fleurs, les couchers de soleil, les animaux qui peuplaient les lieux. Au retour il lui commentait ses clichés : Lumière, cadrage, sujets… ils évaluaient tout, et d’un commun accord supprimaient les clichés qu’ils ne  jugeaient pas dignes d’être conservés. 

Il lui conseillait les livres qu’il estimait pouvoir l’intéresser. Elle qui ne lisait pas devint vite accro à la lecture.  Il l’initia à la musique classique. Elle qui écoutait exclusivement du rap semblait peu réceptive à ce genre de musique. Il n’abandonna pas l’idée de lui faire aimer cet art majeur. Par des choix subtils et progressifs parvint même à lui faire aimer certains opéras.

Lors de l’un de ces petit déjeuner, elle lui confia :

– Hier soir j’ai encore demandé à maman de me parler de mon père.  Elle me fait toujours la même réponse, du genre :

– Mais je t’ai déjà tout dit… Ton père est mort avant ta naissance… 

– Je sais ça. Mais je voudrais savoir comment il était. elle m’a répondu :

– Mais je t’ai donné les trois seules photos que j’avais de lui.

– Ce que je voudrais savoir, c’est comment vous vous êtes rencontrés, s’ il savait que tu étais enceinte. Tout, quoi. S’il était content ou pas de devenir père ! C’est mon père…  aller dis-moi tout… S’te plaît !S’te plaît ! 

Et là elle a craqué :

– Ton père, il s’appelle Miguel. Il est espagnol. C’était un beau gars costaud, aux cheveux bruns frisés. Je t’ai donné les photos, elles ont été prises à ce moment-là. Il baragouinait juste quelques mots de français il avait trente huit ans quand je l’ai connu. Moi j’avais vingt ans ! C’était en septembre, on faisait les vendanges. Je n’étais pas très vive alors il m’aidait à remplir mon panier… Qu’est ce que je peux te dire d’autre… Ah oui, un jour je me suis coupée avec le sécateur il s’est occupé de moi, il m’a soignée…  

Et puis à la fin des vendanges, le soir, on a tous fait la fête. Repas sous les chênes de l’allée… On a beaucoup bu… trop bu et alors… Il m’a embrassée, je l’ai embrassé. Et puis voilà! on s’est allongés dans l’herbe à l’écart et… et on a… Et on t’a conçu. Voilà. Après, c’était la fin des vendanges, chacun est rentré chez soi. Et quelques temps après j’ai vu que j’étais enceinte

– Et tu n’as pas choisi d’avorter?

– Non, bien sûr que non. j’étais contente ! Même si je me suis dit que ce ne serait pas facile d’élever seule un enfant. Mais tu sais quoi? Jean-jacques Goldman a écrit la chanson « Elle a fait un bébé toute seule ». Et ta grand mère Janine écoutait cette chanson en boucle. Du coup, moi aussi et chaque fois que j’entends cette chanson et bien je pense à toi.

– Je lui ai demandé si elle avait cherché à  le contacter pour lui dire qu’elle était enceinte. Elle m’a répondu :

– J’ai réfléchi, j’ai hésité et puis je me suis dit que je n’allais pas risquer de gâcher ma vie avec un type que je ne connaissait pas. Je suis désolée ma chérie! J’ai conscience que c’est difficile pour toi… Mais tu as Oïhan : il fait  un bon père de substitution tu ne trouve pas ?

-Ta mère fait une « fixette » sur mon supposé rôle de père de substitution ! Je me considère comme ton ami, peut être comme ton confident, aussi peut être comme un initiateur, un révélateur de passions… mais pas comme un père. sûrement pas. D’abord quel père aurait neuf ans de plus que sa fille ? répondit-il.

– Je suis d’accord, pas un père moi je dirais… un guide précieux et auquel je voue une très forte amitié !

– Arrête tu va me faire pleurer !

– Mais c’est sincère mon p’tit papa.

Un jour, alors qu’ils terminaient de déjeuner, elle lui dit :

– Tu as couché avec ma mère !

– Non ! Bien sur que non !

– Ce n’est pas une question. Je t’ai vu sortir de sa chambre, tu étais tout nu ! tu marchais à pas feutrés ! tes vêtements sous le bras. Mais…

– Ah oui. c’était l’année dernière quand vous vous êtes installés ici dit-il gêné.

– Et c’est la seule fois ?

– Comme tu le sais, ta mère est beaucoup plus intéressée par faire tourner sa boîte que par toute autre chose.

– Et c’est la seule fois ? 

– Oui, ! En fait, on avait beaucoup bu… Mais pourquoi tu me parles de ça ? ça ne te regarde pas.

– C’est ma mère, j’ai le droit de savoir. Elle est fragile…

– Ta mère, fragile ? Certainement pas. c’est un roc ta mère, elle sait ce qu’elle veux, Et ce qu’elle veux, elle l’obtient.

– Même toi !

– Attend, attend… tu es jalouse c’est ça ?

– De ma mère ? Vis-à-vis de toi ? tu rigoles, répondit-elle le visage empourpré.

Et le temps fit son œuvre, subrepticement, lentement, goutte  à goutte, pareil à  la calcite qui se dépose  pour former des colonnes monumentales dans des grottes oubliées. Et dans le cerveau de Solène et d’ Oïhan, l’amitié qui les rapprochait se transforma peu à peu en quelque chose de plus profond. 

Quelques jours plus tard.

– Qu’est-ce que tu fais, Solène ?

– Quelle question! je suis dans ton lit.

– Justement, tu ne devrais pas. Où est ta mère? 

– Elle est partie très tôt ce matin. Elle m’a dit de te dire qu’elle avait un rendez-vous pour son travail et qu’elle rentrerait tard ce soir.

– Rien de nouveau, c’est comme tous les jours. Retourne dans ton lit, tu ne devrais pas être ici.

– Mon p’tit papa adoré, qui est en colère contre moi dit elle avec une moue de tristesse feinte

– Ne m’appelle pas papa s’il te plaît. je ne suis pas ton père.

– Faudrait peut-être accorder vos violons tous les deux ! Maman dit que tu fais un bon  papa de substitution !

– Tu sait bien que c’est une façon de parler.  Qu’est ce que tu fais 

– J’ôte ma chemise de nuit. J’ai envie que tu me fasses l’amour ! Comme dimanche dans la piscine. J’ai adoré!

– Peut-être, mais je n’aurais jamais du te céder.

Joignant le geste à la parole, d’un geste brusque, elle envoie valser sa chemise de nuit, dévoilant son corps juvénile au regard concupiscent de son « beau-père » et s’assoit à califourchon sur lui. Ses petits seins tressautent, sa main s’insinue sous son pyjama. Il s’était pourtant  juré de résister à la tentation. Mais il sent qu’il va craquer. Les prémices de son renoncement vient de son sexe qui par spasmes successifs à déjà doublé de taille. 

 – Oh! qu’est ce qui se passe, mon p’tit papa… On dirait que ton petit serpent se réveille ? Il va avoir froid le petit mignon… mettons-le au chaud! Mais où ? Oh ! j’ai une idée… Je connais un endroit chaud, humide ou il pourra  se développer. 

A peine le temps de le dire que le « petit serpent » qui a déjà atteint sa taille maximale, se retrouve dans la gorge de Solène. Elle improvise en alternance petits coups de langue sur le gland et de lentes succions, suivi de plus rapides. Soudain, emportée par son élan, elle le branle frénétiquement.

– Arrête, arrête je vais éjaculer dans ta bouche!

– Ououh ! Ououh! T’inquiète marmonne t-elle, c’est justement ce que je veux. Il faut bien que mon « p’tit papa » participe à mon éducation sexuelle.

 Il sent d’abord la crispation de son sphincter anal, prémisse d’une éjaculation imminente puis, le raz   de marée qui le submerge,  le plaisir éclate alors dans son cerveau en un feu d’artifice multicolore.

 Solène, au même moment qui frénétiquement poursuivait son va et vient reçoit en offrande le  puissant jet de sperme qui vient éclabousser le fond de sa gorge.

 Il leur faut quelques secondes pour retrouver leurs esprits.

– Voila tu es contente ?

– Elle fait oui de la tête, la bouche toujours remplit de son jus.

– Crache ! crache ! sinon tu vas vomir !

– Elle fait non de la tête! Puis elle avale le liquide tout chaud.

– Purée, quelle sensation ! J’aime ça, j’aime vraiment ça ! On recommence ?

– Pour ta gouverne, petite fille sache que tu m’as vidé les bourses. 

– Quand ? ce soir ? demain ? Dis moi ? Quand ?

– Je ne sais pas ce serait plus sage que je te dise jamais!

– J’ai une idée… Et si on prenait un bain tous les deux ?

– Solène arrête ! je dois aller bosser.

  Il hésita… puis finit par céder. 

– D’accord, mais, plus de sexe !

Bercés par le son de l’eau chaude qui coule en filet, ils somnolent nonchalamment. Mais Solène est insatiable. Privilège de l’âge !

– J’ai envie que tu me laves s’il te plaît 

– Solène !!! Arrête !!!

Il cède encore. Elle se lève brusquement de peur qu’il change d’avis. Il fait gicler du gel douche dans le creux de sa main et doucement, tendrement il lui lave la poitrine, le dos, les bras,  Elle ferme les yeux pour mieux apprécier les picotements qui l’envahissent. Lui, il a beaucoup de difficulté à chasser les pensées parasites qui l’assaillent. Il retarde le plus possible le moment du lavage de la vulve et des fesses. Il s’y résout enfin. Comme redouté, il sent sa verge se durcir. Par chance elle garde les yeux fermés. Vite il attrape le pommeau de la douche et chasse la mousse qui recouvre son corps.

– Eh c’est froid dit elle en ouvrant les yeux.

– Il va être neuf heures. Je n’ai plus beaucoup de temps je dois filer. dit-il pour couper court à son embarras 

Il n’aurait jamais dû lui céder. Ce n’était pourtant pas la première fois qu’ils se retrouvaient seuls à la piscine. Jusqu’à ce dimanche, il n’y avait jamais eu la moindre attitude équivoque, la moindre gêne. Il nageait tranquillement en longues brassées quand elle était arrivée. Elle s’était allongée sur un transat. Il ne s’occupait pas d’elle continuant à enchaîner les longueurs de bassin. Il la voyait à chaque passage. Elle avait descendu les bretelles de son haut de maillot de bain et feuilletait un magazine.

Au bout de sa vingt cinquième longueur il estima qu’il avait fait son quota et il vint s’installer sur le transat juste à côté de la jeune fille.  Il rêvassait. Il n’avait pas vu qu’elle s’était levée… Ce n’est que lorsqu’il l’entendit plonger qu’il l’aperçut. Elle remontait tranquillement les marches. C’est alors qu’il constata qu’elle était nue. Cramoisi il ferma les yeux, faisant semblant de dormir.

Il pensait qu’elle allait se rhabiller. Ce sont les gouttes d’eau qui dégoulinaient de sa chevelure qui lui firent ouvrir les yeux. Elle était toujours nue !

– Qu’est ce que tu fais Solène ? tu es devenue folle ? habille toi !. 

– Pourquoi, je ne te plaît pas ?

– Ce n’est pas la question ! Mais 

– Alors qu’est-ce qui t’empêche d’admirer ma plastique ?

– Parce que tu m’imposes ta nudité, et que c’est indécent ! Rhabille-toi. 

Soudain elle enjamba le transat et posa ces fesses nues sur ses jambes. 

– Ne fait pas ça Solène, s’il te plaît

– Faut que je te fasse une confidence. Avant hier, pour la première fois j »ai fais l’amour avec un garçon de mon age. Jusque là j’avais joué à touche pipi avec des gars, des filles, on s’étaient caressés, doigté enfin bref… Je m’étais pourtant promis que ma première fois ce serait romantique, inoubliable. Mais bon… Donc lundi c’était mon anniversaire. Mes copines et mes copains en cœur m’ont chanté le Joyeux anniversaire… 

Et là y avait Mathieu qui me regardait droit dans les yeux avec insistance. Comme un enfant qui convoite une sucette. Je ne sais pas ce qu’il m’a pris, je l’ai attrapé par la main, je l’ai entraîné vers les toilettes.

J’ai retiré ma culotte, je me suis assise cul nu sur la cuvette. Empoté qu’il était !… alors j’ai desserré sa ceinture, baissé son pantalon, son slip, j’ai attrapé son truc. Je me suis rappelé ce que j’avais vu dans un film porno. Je l’ai mis dans ma bouche, pas lui, son truc. Ça avait un goût dégouttant de pisse.  Ça sentait la crevette avariée… bref. Je me suis retournée, j’ai écartée les jambes pour bien lui montrer la cible, et j’ai attendue qu’il se décide. Il ne bougeait pas l’abruti… Au jugé, j’ai attrapé son machin, je l’ai placé juste devant ma boîte à lettre… 

De sentir ma minette rose et fraîche ça a du l’électrisé…  mais il ne savait pas viser le type…  son truc naviguait entre mon con et mon cul sans jamais trouver l’entrée autorisée. Bref c’est moi qui ai dû  faire tout le boulot farfouillant à droite, à gauche… Et miracle Sésame s’est ouverte. Une piqûre d’aiguille plus tard, je me suis dis qu’enfin il allait me faire grimper aux rideaux… même pas… à peine le temps de compter jusqu’à dix et l’histoire était pliée. Je ne sais même pas s’il m’a fait l’offrande de quelques goutte de son nectar. En tout cas ma culotte n’était pas inondée.  Un vrai désastre.

Alors s’il te plaît, Je te le demande les mains jointes, à genoux : Si tu voulais bien me faire l’amour là maintenant, tout de suite, Je t’en serais éternellement reconnaissante. Rien que pour oublier ce triste ratage et me fabriquer le souvenir le plus inoubliable de ma vie. Des larmes perlaient au coin de ses yeux.

Il  n’a pas pu, pas su, pas voulu résister elle était tellement touchante, attirante, le visage ravagé par le chagrin.

Un après-midi, il reçut un texto venant de Solène : 

–  Oïhan, Je voudrais m’excuser pour la façon dont je t’ai piégé. C’était trop facile. J’ai compris au fil de nos dernières conversations, que pour toi, comme pour moi d’ailleurs, notre amitié s’était peu à peu transformée en quelque chose de plus profond.  Je l’ai vu dans ton regard, dans tes gestes, dans ta voix. Mais j’avais besoin d’en avoir la certitude. C’est ainsi que je t’ai monté ce piège à la piscine l’autre dimanche. Non pas pour l’épisode de ma défloration qui s’est bien passée comme je te l’ai dis, mais pour la manière dont je t’ai montré ma douleur, mon chagrin, ce que j’ai ressenti lors de ce triste épisode. Mes cours de théâtre m’ont facilités la tâche. 

De même l’autre jour dans ton lit : Comme c’était touchant, de déchiffrer sur ton visage les affres de l’incertitude, oscillant entre l’envie de succomber à mes charmes si impudiquement offerts et ton devoir de les refuser.

C’est pour cela que je te propose en toute connaissance un vrai rendez-vous amoureux, sans arrière pensée et pour me faire pardonner. Ce sera demain soir pour dix neuf heures. ( Maman sera à Bordeaux pour deux jours)  Ne me répond pas, j’attendrais… j’ai confiance !

Il reçu ce message comme un coup de poing au plexus . Ainsi elle avait deviné. Bien sûr qu’il était tombé amoureux d’elle. Mais il était reticent à l’idée d’emprunter ce chemin. D’abord la différence d’age. Neuf ans ça compte.  Puis vis à vis de Jade, Comment prendrait-elle le fait qu’après avoir été son amant, il se retrouve à vivre une histoire avec sa fille ? Tout ça n’était pas insurmontable il le savait. 

Ce qui vraiment l’inquiétait c’était le caractère de Solène. Volcanique, Exubérant, Possessif. Saurait-il canaliser ce caractère de feu, là était la question. Au fond de lui il connaissait la réponse.

Il était donc le lendemain très précisément à dix-neuf heures, devant  la porte de son appartement. Celle-ci était fermée au verrou. Aux trois coups de sonnette pour signaler son arrivée, répondit la voix de Solène : 

– Compte jusqu’à cinquante et viens directement dans le salon.

Il suivit scrupuleusement ses ordres. Dans le salon, il y avait un grand carton emballé dans du papier cadeau et entouré d’un énorme ruban terminé par un nœud tout aussi gros. Un bristol était glissé dessous. Solène avait écrit ces mots : « Déballe-moi vite, je t’attends. »

Fébrile, il dénoua l’énorme nœud et soudain, en même temps que la musique d’ Ainsi parlait Zarathoustra de R. Strauss envahit la pièce, solennelle, presque cosmique., comme un diable sortant d’une boîte, elle lui apparut.

Waouh ! Quelle splendeur incroyable. Sa robe rouge à volants, ultra courte, était en harmonie parfaite avec ses cheveux roux mi-longs bouclés, ses yeux verts et ses sourcils roux si finement dessinés. Ses lèvres ourlées d’un rouge orangé rappelaient sa chevelure ondulée.

Si elle voulait l’éblouir, c’était une réussite, pensa-t-il. Il poursuivit son examen scrutateur. Ses yeux furent attirés comme un aimant par sa magnifique poitrine dont la robe, si bien ajustée, ne cachait rien de sa rotondité. Il admira sa peau de lait, ses cuisses fuselées et ses jambes fines qu’allongeaient encore ses hauts escarpins rouges.

Il lui fallut dix secondes pour analyser l’image qui s’offrait à ses yeux et se remettre de ses émotions. Quand il reprit ses esprits, ce fut pour dire : 

– Oh Solène, ce que tu es belle, divine, magnifique. 

– Merci  je voulais t’étonner, te séduire ! Si j’ai réussi, je suis super contente. Ton cadeau, c’est moi, c’est mon corps. Ce sont les plaisirs intenses que je veux t’offrir.

Ils mélangèrent leurs salives, des caresses intenses, et résistèrent difficilement à l’appel de leurs envies.

– Je te laisse dix minutes pour mettre une tenue en harmonie avec la mienne », dit Solène. 

Comme pour s’excuser de la banalité de sa tenue, il dit, déconfit, lorsqu’il revint : 

– Voilà, je n’ai rien trouvé qui soit assorti à la tienne.

– Pas grave, ce n’est pas ta tenue qui m’importe, c’est ce qu’il y a dedans.

 – Ah d’accord, j’aurais pu venir à table tout nu alors.

 – C’était une option… dit-elle d’un œil coquin. Puis : voilà la suite du programme de la soirée : dîner léger ! nous devons rester en forme. Alors la cheffe Solène propose :

  • Cocktail maison à base de jus de gingembre frais, de miel et de citron. 
  • Tartare de saumon au gingembre. 
  • Papillote de cabillaud aux petits légumes et zeste de citron. 
  • Gâteau moelleux citron-gingembre. 
  • Chocolat chaud épicé.

– Beaucoup de gingembre ! n’y aurait-il pas d’arrières pensées érotiques dans ce repas ?

– Je ne vois pas ce que tu veux dire !

Ils dînèrent échangeant banalités, petits mots tendres, regards enfiévrés. Puis Solène, reprenant son rôle de  maîtresse de cérémonie, reprit la parole :

 – Tu n’es pas trop alourdi par ce repas j’espère… le meilleur est à venir. 

– Non, je me sens plein d’énergie. Sans doute les bienfaits du gingembre ! Et toi ?  

– Pareil, je suis au taquet ! On commence par prendre une douche ensemble ! D’accord ? proposa-t-elle.

– D’accord ! Moi je te lave et toi tu me laves. 

– Bonne idée ! histoire de faire monter la température et de joindre  l’utile à l’agréable!

– Hum ! oui ! Il n’y a pas de mal à se faire du bien !

Il la « lava » minutieusement, effleurant chaque sein,  les mamelons qu’il pinça délicatement,  les aréoles, qu’il mordilla tendrement,  les fesses qu’il malaxa  énergiquement, la vulve eu droit à un traitement de faveur, tout en douceur, chaque repli fut visité, effleuré nettoyé.

– Je ne connais pas l’utilité de cette douche mais je mets un point d’honneur à effectuer cette tache le plus minutieusement possible. 

Si tu pouvais arrêter de gesticuler sans raison ça me simplifierait le travail.

– C’est cela oui… Pour toi c’est un travail. un travail déplaisant peut-être?

Elle procéda de la même façon, s’attardant sur son pénis qu’elle astiqua comme pour le faire briller. Elle effleura les, bourses le scortum, le rectum.

Eh, ne t’aventure pas en ce lieu…

Tah  Tah Tah il faut faire la chasse aux microbes ! Ça n’a rien de sexuel

– Alors à ton tour, tourne toi…

Maintenant, si tu veux bien je vais te bander les yeux pour que tu découvres ma prochaine surprise.

– Va y, Étonne moi une nouvelle fois, dit il. 

Ils avancèrent de quelques pas, s’arrêtèrent… un bruit de clé jouant dans la serrure retentit, ils firent de nouveau quelques pas.

Quand il recouvrit la vue, ils se trouvaient dans la chambre d’amis. Un matelas gonflable se trouvait sur le sol. Sur un meuble, une sorte de saladier en bois était posé, ainsi que quelques flacons mystérieux. Des dizaines de bougies étaient disposées dans toute la pièce, et leurs flammes, dansaient au moindre souffle d’air dégageant une senteur de rose et de jasmin.

– Tu m’expliques ? 

– Pour détendre ton esprit, ton corps et ouvrir tes chakras, je me propose de te faire un massage nuru « revisité » doux et bienfaisant. Es-tu d’accord ? 

– Dit comme ça, c’est très alléchant … bien sûr, je suis d’accord.

– Ok ! Ôte ton peignoir, allonge-toi sur le ventre en attendant que je prépare la mixture. 

Il reconnu les gymnopédies de Satie diffusées en sourdine par la chaîne stéréo

Et c’est quoi, la mixture ? –

– Du gel à base d’algues nori, de l’aloe vera qui apporte douceur, hydratation et un effet apaisant pour la peau, de l’eau purifiée, de la glycérine végétale et du thé vert.

A son tour elle ôta son peignoir, grimpa sur le matelas gonflable, attrapa le récipient et à l’aide de ses mains réunies évoquant le geste universel de don, la générosité et le respect du sacré, elle déposa sur le torse d’Oïhan une quantité importante de gel qu’elle s’empressa d’ étaler sur son dos, ses cuisses, ses fesses. Elle recommença l’opération à plusieurs reprises puis pratiqua de la même manière sur son propre corps.

Ce rituel accomplit, elle vint se positionner entre les jambes d’Oïhan et très lentement peau contre peau, elle se laissa glisser vers le haut de son corps, puis  elle descendit vers ses jambes et recommença encore et encore. Une sensation exquise de sentir la caresse tour à tour des délicats seins de Solène puis de sa vulve sur ses fesses sur son dos sur ses cuisses sur ses jambes, la douceur, la volupté confinait à l’extase, à la joie, aux plaisirs. De temps en temps elle badigeonnait leurs corps du précieux gel et recommençait la caresse voluptueuse. Il était ému jusqu’aux larmes par ce cadeau précieux.

Puis elle se  leva. Elle lui demanda de se mettre sur le dos. Elle déposa sur la peau d’Oïhan une quantité importante de gel puis sur son propre corps qu’elle étala sur ses seins, sur son ventre, sur sa vulve, sur ses bras et s’allongea sur lui. Et le rituel repris. Plus intense pour lui, car cette fois c’était ses seins qui glissaient sur la poitrine d’Oïhan, sur son ventre, sur son sexe devenu raide, sur ses cuisses et ses jambes. Il apprécia particulièrement  la sensation de son membre glissant étroitement coincé entre les seins de Solène.

Elle renouvela ses mouvements sans fatigue, durant de longues minutes. Elle glissa de nouveau pour attraper le braquemart  d’Oïhan l’ emboucha provoquant chez lui une décharge de plaisirs intenses. Pour la récompenser il la retourna et investi son vagin gorgé de gel. A son tour le plaisir explosa en elle. Ils s’endormirent ainsi connectés l’un dans l’autre.

Le lendemain matin, il était, comme souvent, le premier réveillé. Il caressa tendrement sa poitrine, mais elle ne se réveillait pas alors il devint plus audacieux. lui prodiguant des caresses plus intimes Elle émergea alors des limbes du sommeil, un grand sourire béat sur les lèvres, et l’embrassa tendrement.

– Ça, c’est une agréable façon de me réveiller.

Elle se tut, se remémorant tous les bons moments de la soirée passée. Elle se tourna vers lui et lui dit : 

– J’espère que tu me pardonnes pour nos premières expériences. Je regrette la méthode de salope, que j’ai employée pour t’aguicher, flatter ton instinct de mâle dominant.  Bien sûr j’étais excitée, j’ai aimé ressentir  monter du plus profond de mon être cet infinitésimal et indescriptible plaisir grandir, grandir encore, au point d’occuper tout mon cœur, mon corps et mon cerveau, exploser en millions d’étincelles de joie, de bonheur et de plénitude. Mais ce que j’ai préféré par dessus tout c’est lorsqu’à j’ai compris, en te voyant parcourir le même chemin que moi que j’avais le pouvoir de te donner les mêmes sensations.

Je n’ai qu’une obsession depuis, ce serait de passer le reste ma vie avec toi. De fabriquer de beaux et joyeux enfants avec toi.  De vieillir avec toi. Et même plus avec toi. 

Comme il s’apprêtait à lui répondre elle poursuivit : Non , non, non, ne me répond pas maintenant. Ce que je te demande c’est de faire une introspection sérieuse et profonde afin que tu sois certain à cent pour cent de vouloir passer le reste de ta vie avec moi ! Une réponse demain, ça te vas ?

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